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 " La neige crissait sous ses pas, magnifique Reine des montagnes sauvages... " [ Terminé ! ]

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Hoshiyo Kaguya
Shodaime Raikage
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MessageSujet: " La neige crissait sous ses pas, magnifique Reine des montagnes sauvages... " [ Terminé ! ]   Ven 2 Jan - 14:17

Nom :
Kaguya

Prénom :
Hoshiyo

Âge :
Une quinzaine d'années.

Village souhaité :
KumoNo Kuni.

Grade voulu :
Je n'ai pas spécialement envie d'un grade particulier, c'est à vous de choisir. ( Même si Kage ça m'irait très bien, hinhinhin )

Affinité :
Fuuton & Raiton.

Description physique ( 5 lignes minimum )


« Toutes les roses ont des épines »


Cette phrase m'avait toujours fascinée. Je la trouvais, à la fois majestueuse, étant donnée qu'elle parlait de ma fleur favorite, fleur que je trouvais mystérieuse, telle le symbole de la majesté et du mystère, mais je la trouvais également fausse. Cette phrase n'est qu'une image, comme tant d'autres. Est-ce que la douleur provoquée par des épines de rose est-elle puissante ? Non, absolument pas, elle est presque... Dérisoire. C'est une maigre défense que Dame Nature lui a octroyée... Mais, malgré tout ce que je dis, cette phrase est exactement ce que je suis. Je ne le pense pas, personnellement. Je me trouve simplement humaine.

Mes cheveux blancs, aux reflets clairs, fins, coiffés en bataille sauvagement reflètent mon caractère bordélique et très pressée . Beaucoup s'extasient devant eux. Sont-ils spécialement beaux ? Je ne sais pas... Il est vrai que je ne suis pas peu fière de mes grands yeux rouges, striés de doré, brillants et joyeux, qui ornent mon visage aux traits juvéniles et rieurs, comme une éternelle gamine qui refuse de grandir. A la base, mes yeux sont bleus, bleu gelés, mais je n'aime pas cette couleur, c'est pour ça que je porte presque tout le temps mes lentilles qui donnent l'impression que j'ai cette couleur d'yeux plutôt inquiétante. On m'a souvent dit qu'ils donnaient l'impression que je pouvais voir au fond des gens, comprendre leurs détresses, où leurs joies, et que je serais presque capable de les foudroyer d'un regard, mais je doute que ce soit mes yeux qui me permettent de comprendre les autres. Ma peau demeure très claire, tout simplement parce que je n'arrive pas à bronzer, même en restant très souvent au soleil, car je passe peu de temps en intérieur, préférant sortir.

Je ne suis pas très grande non plus. Environ un mètre soixante. A chaque fois que je vois mon reflet, je ne peut m'empêcher de me dire que j'ai vraiment l'air d'une enfant. Mais bon, d'un autre côté, je suis encore un peu gamine, c'est vrai. Je ne me vernis jamais les ongles, car ces derniers sont bien souvent rongés, par tout ce stress qui me prend soudainement par moment. Je ne sais pas ce qu'en pensent les autres, mais je ne suis pas du tout complexée par mon corps . Quand je croise quelqu'un, je m'amuse à trouver tout ses défauts. Lèvres pendantes, bouton sur le nez, double menton, œil plus petit que l'autre, bref, je ne me compare presque jamais à personne, physiquement du moins. Et de toute façon, je suis une des rares personne qui ne voue pas un culte à son apparence physique, mais qui préfère vivre pleinement sa vie sans se casser la tête avec des choses aussi futiles.

D'un point de vue vestimentaire, je porte presque toujours la même tenue. Un haut noir, moulant à col, orné d'une grande croix blanche creuse au niveau de la poitrine, superposé à un simple haut en résille noire, un short rouge sang, et un collant en résille sur la jambe droite. J'ai toujours des sandales de ninja noires également, bien qu'elles ne soient pas vraiment esthétiques, et une grande écharpe rouge également autour du cou. Mon bandeau ? Toujours accroché à mon épaule gauche.

Hum, j'ai beau parler, me décrire ainsi, c'est encore trop peu. Je serais presque capable d'écrire un livre pour vous parler de toutes les parties de mon corps, de la moindre parcelle de peau, de mon lobe d'oreille gauche, qui me fascine, de mes longs doigts fins, de mes mains frêles, de mon nombril qui semble refermé sur lui même, oui, je pourrait me décrire bien plus encore. Mais que cela vous apporterait vraiment ..? Alors qu'il suffit de chercher un peu pour me trouver, et de voir ce que j'essaie de dire avec des mots.


Description mentale ( 5 lignes minimum )


Hum, c'est assez compliqué, ça... Me décrire mentalement... J'ai déjà une grande difficulté à cerner qui je suis exactement qui je suis, alors si en plus, vous me demandez de vous expliquer qui je suis au fond de moi, ça va être une mission complexe et ardue. Je me compare souvent à la rose. Physiquement, mentalement.

Je suis une fille plutôt... Surexcitée. Je ne passe pas une seconde sans courir partout, et j'ai toujours de l'énergie à revendre pour une mission, ou un combat. Oui, je l'avoue, j'adore vraiment combattre, même quand je perd, parce qu'une victoire, ça n'apporte que la satisfaction d'avoir gagné, et lorsqu'on est satisfait, on ne se donne pas la peine de s'entrainer encore un peu plus. Tandis que lorsqu'on perd, on est frustré, et l'on s'entraine encore et encore, pour gagner la prochaine fois. C'est pour ça que je ne déteste pas perdre. Je ne vois pas de raison à ça, ça doit être simplement ma nature, c'est tout. Perdre me rend toujours plus forte, et plus intelligente. Je ne suis pas une personne très charismatique non plus. C'est plutôt autre chose... Je suis très franche, et je dis ce que je pense, de façon généralement très moqueuse. Une personne qui ne connait pas la peur ? C'est moi. Une personne qui ne connait pas le respect ? C'est moi aussi. Je traite les gens d'une certaine manière. Par exemple, je ne respecterais pas du tout un Kage, si j'estime qu'il ne mérite pas ce respect. Un lâche, trouillard et flemmard, non, il ne mérite pas le respect. En revanche, un aspirant qui serait très ambitieux et courageux, je le traiterais avec le plus grand respect. Je suis comme ça...

Il faut aussi avouer que je fais partie de ces personnes sensibles. Je ne suis pas sensible au point de fondre en larme à chaque phrase, mais je me sens excessivement agressée si l'on me fait une remarque désagréable et il est assez facile de me faire sortir de mes gonds. Comme je suis impulsive, et impatiente, je réplique toujours, car pour moi, celui qui hurle le plus fort, c'est celui qui a gagné. Où alors, je frappe, mais je préfère éviter, car ça m'attire souvent des ennuis, et des ennuis, j'en ai bien assez comme ça. Je déteste profondément me retrouver seule. Il faut constamment que je sois avec d'autres personnes, que je les aimes où non. Quelqu'un d'aussi sociable que moi a besoin d'être entourée de personnes, tout le temps, que ce soit de jour où de nuit, dans un bar, où dans un parc. Je change aussi très souvent d'avis, sans réfléchir, mais je ne regrette jamais.

Je suis trop compliquée. Il me coûte de l'avouer, mais j'ai un mal fou à vous expliquer qui je suis vraiment, et je sais très bien pourquoi. Je ne vous ai parlé que des grandes lignes de mon caractère. Surexcitée, impulsive, ambitieuse, irrespectueuse, très sociable, bref, une vraie petite Naruto féminine, sa paresse légendaire en moins. Voilà exactement ma nature pour généraliser. Mais bon, je me répète peut-être encore, mais pour réellement me connaître – ce qui est atrocement difficile étant donné mon imprévisibilité – mieux vaut encore me rencontrer, et qui sait, discuter un peu avec moi pour faire plus ample connaissance ?


Histoire ( 15 lignes minimum )

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Test rp :

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Code :
Validé par Tenketsu

[ Cette présentation est terminé. Ah oui, c'est une présentation toute nouvelle, donc j'aimerais que vous la notiez quand vous laisserez vos commentaires après ! Merci beaucoup ;3 ]


Dernière édition par Hoshiyo Kaguya le Ven 2 Jan - 16:45, édité 2 fois
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Hoshiyo Kaguya
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MessageSujet: The Dream.   Ven 2 Jan - 15:29

* Hum... ? J'ai froid... *

Autour de moi, j'entendais des centaines de sons différents. La majorité étaient des pépiement joyeux d'oiseaux, mais je percevais aussi le clapotis léger de l'eau qui coulait, bien que, à en juger par le bruit très doux, la source d'où provenait ce bruit était assez lointaine. J'entendais un chuchotis doux, des frémissements de feuilles, j'entendais des craquements, des couinements. Où étais-je ? Je sentais des odeurs aussi variées que ce que je pouvais entendre. La terre humide, l'écorce de pin, la mousse encore pleine de rosée... Tout cela me semblait correspondre à la description d'une forêt. Je finis par ouvrir les yeux, après avoir passé peut-être une dizaine de minutes allongée dans cet endroit étrange. Oui, j'étais bien dans une forêt. Je n'arrivais pas à distinguer le ciel, caché par les feuillages émeraudes de tous ces arbres qui m'entouraient. Ce lieu, pourtant d'un calme absolu, me troublait. Je n'arrivait pas à comprendre pourquoi donc. Je m'efforçais de réfléchir un peu. Ce lieu... Je ne le connaissais pas. Mais alors, qu'est ce que je pouvais bien faire ici !? Je voulais me relever, mais je n'y arrivais pas. Mes muscles refusaient d'obéir à mes ordres. Un oiseau passa devant mes yeux, sous la cime des arbres. J'étais à la fois subjuguée par ce spectacle magnifique, et terrifiée, parce que je n'avais pas le moindre souvenir permettant d'expliquer ce que je faisais là. Non, rectification : Je n'avais pas le moindre souvenir. Qui étais-je ? Est-ce que... Je rêvais ? Impossible de comprendre. Je décidais de ne pas même chercher pour le moment. Déjà, ouvrir les yeux était un effort surhumain pour moi. Non pas que j'étais fatiguée – je me sentais comme prise d'une sorte d'énergie qui me rendais inépuisable – mais plutôt que j'avais envie de fermer les yeux, et de dormir encore. De dormir cent ans après l'éternité. Cette pensée me glaça le sang. C'était comme mourir, ce que je disais... Non, non, triple non, je ne pouvais pas rester ainsi. Alors je me suis relevée. Mes muscles n'avaient pas résisté à mes ordres, cette fois-ci. Humph... Je soupirai longuement, puis je me demandai que faire. Une solution s'imposait à moi. Marcher. Oui, je devais marcher. Pour aller où ? Je ne sais pas. Mais ce n'était pas en restant plantée là que tout allait s'arranger... Alors j'ai marché. Le paysage qui m'entourait, cette forêt aux milles trésors de la nature, était un régal pour les yeux. J'aurai pu en profiter, si je n'avais pas été ainsi perdue dans mes pensées.

* Réfléchissons. Je ne sais pas qui je suis. Je ne sais pas où je suis. Je ne sais pas où je vais. Alors, que faire ? *

Je me trouvais bien ridicule. Un enfant de quelques années aurait sans doute trouvé un moyen de comprendre ce qu'il se passait. Moi, je n'y arrivait pas. Tout me semblait hostile... Oui, j'ai marché. J'ai marché longtemps. Je ne savais pas vraiment comment s'écoulait le temps, je n'avais plus le moindre repère, mais lorsqu'enfin je me suis arrêtée, le soleil commençait à laisser place à Dame Lune dans le ciel orangé du Crépuscule. Oui, le ciel orangé, ce qui signifie que j'avais donc assez marché pour que les arbres soient plus espacés, et laissent apercevoir le ciel entre leurs feuillages majestueux. Il fallait avouer que mon ventre criait famine. Je mourrai de faim... Et j'avais aperçu des fruits, sans doute, sur un arbre. Je ne savais trop ce que c'était, mais ça avait l'air comestible. Je levai les yeux vers l'arbre où dormaient les « fruits » qui allaient me rassasier. Ces derniers étaient bleutés. Oui, bleutés ! Un peu ronds, avec des sortes de minuscules trous... Comme une orange, mais bleue. J'ai grimpé, tant bien que mal, dans l'arbre, et j'ai cueilli l'étrange aliment, avant de croquer dedans, affamée. J'ai immédiatement recraché. C'était... Dégueulasse. Ça avait un goût amer, c'était vraiment ignoble... Tant pis, je mangerai de la terre si vraiment j'avais trop faim, mais ça, je pouvais pas. Ma mèche de cheveux grise glissait sur mes yeux, mais je n'en tenais pas compte. Quelque chose traversa ma tête. Je n'étais personne... Je n'avais pas de souvenirs, je venais de m'éveiller ici, dans cette étrange forêt... Mais que se passait il ? Apparemment, si j'avais perdu la mémoire, je devais être avant une personne excessivement calme. J'étais persuadée que si je n'avais pas été moi, j'aurai paniqué. Mais cet endroit éveillait ma curiosité... Je repris ma marche. J'avais l'impression que quelque chose... Voulait que je « le » rejoigne. Alors j'ai repris ma longue marche. Et le temps s'est encore écoulé sans que j'ai la possibilité de m'en rendre compte. Le ciel s'assombrissait. Il faisait déjà nuit, et pourtant, j'avançai. J'entendais des murmures. Pas comme ces murmures douces que j'avais entendues à mon réveil, non, d'autres murmures... Des appels au secours ? Des cris murmurés ? Ils me faisaient frissonner. C'était indescriptible. Autour de moi, tout changeait. C'est assez difficile pour moi de décrire ce qu'il se passait exactement, mais je vais faire de mon mieux. Déjà, les minces rayons de soleils qui pénétraient entre les feuilles avaient disparus, et seule une brume grisâtre aux volutes argentés stagnait dans le bois. Je n'entendais plus que le vent qui soufflait doucement, et ces gémissements longs et lointains, qui me glaçaient le sang. Il n'y avait plus de lumière, seulement ces voix qui me guidaient, me poussaient à avancer. Non, de la lumière... Il me semblait en apercevoir en face de moi, à travers les troncs sombres des arbres de la forêt. La nuit donnait une toute autre dimension à ce lieu qui était si rassurant avant... Je me rapprochais de la source de lumière. Il me semblait, outre le clair de lune qui perçait entre les troncs, de voir comme une torche... Non, pas une torche. Le feu n'était jamais bleu... Et le temps que je réagisse, j'étais déjà là. Oui, là. Ce n'était pas une torche. C'était une lanterne. Et de la lumière bleutée, aussi bleutée que ce fruit si amer en jaillissait. Cette lanterne était accrochée à une branche. Une branche d'un arbre mort, un arbre mort qui trônait au milieu d'une clairière. Une vaste clairière, entourée de brume, éclairée par les rayons de lune. Et moi, j'étais à la fois terrifiée, et béate. Le spectacle était splendide. Ces murmures s'estompaient lentement. Non, elles ne s'estompaient pas, elles laissaient place à une seule et unique voix... J'entendais comme une voix féminine. Mais j'avais du mal à juger. Impossible non plus de dire d'où elle provenait. Mais ce qui était sur et certain, c'était qu'elle me parlait. Et pendant qu'elle me parlait, je me sentait frissonner, trembler, et je ne comprenais plus ce qu'il se passait. Déjà que je ne comprenais pas grand chose, là, je ne comprenais rien du tout.

- Bonsoir... Tu es enfin venue... Cela fait cent ans que je t'attendais, et tu es enfin là... Cent ans après l'éternité...

J'ai respiré un grand coup. J'avais l'impression d'avoir la tête qui allait exploser, j'avais envie de vomir. Cette voix... Me perturbait...

- ... Hum, excuse moi, je contrôle encore mal mes émissions... Ça devrait aller comme ça. ( J'ai eu moins mal soudainement. Même si ça ne s'estompait pas vraiment ). Tu ne dois pas savoir qui je suis... Ni savoir même qui tu es. La seule chose que je sais de toi, c'est que tu es là... Tu es revenue, enfin...

- A... Attendez... Qui me parle ? Et de quoi parlez vous.. ? Je ne comprend plus rien... ( C'était bien vrai, d'ailleurs. Elle me bafouillait un charabia mystique digne d'une secte ).

- Oui, « elle » avait raison... Tu n'a gardé aucun souvenir... C'est compréhensible. Pour ma part, je me nomme Yuki. Yuki, ce qui signifie...

- ... La neige...

Au moment où j'ai prononcé ces mots, j'ai ressenti comme une onde froide autour de moi. C'était si irréel... Des maigres flocons tombaient lentement, tourbillonnant vers le sol. J'étais émerveillée et horrifiée. C'était sans doute un rêve...

-... Oui, la neige... Yuki... Toi, tu ne connais sans doute pas ton nom. Moi non plus, je ne le connais pas. Personne ne connait ton nom. Tu n'a pas de nom... ( J'eus un nouveau frisson. C'était peut-être parce qu'un flocon s'était insinué dans mon col, mais je n'y croyais guère). Ça fait cent ans que je t'attendais... C'est à toi, maintenant, de devenir la gardienne de ce lieu.

- Hein ? ... Je veux dire... Mais je ne comprend pas... Si je ne suis personne... Alors comment pouvais-tu m'attendre, Yuki... ? Et qu'est ce qu'est la Gardienne de ce lieu... ?

- ... Tu comprendra tout, un jour... ( Je détestais cette phrase. ) Oui, ne t'en fais pas, un jour, tu comprendras... En attendant... Prend soin de ce lieu...

La lanterne brilla longuement, puis se décrocha de la branche pour s'approcher de moi. Il n'y avait rien à l'intérieur, à part cette lueur bleue... La lanterne était en fer, argentée. Elle me semblait légère. C'était peut-être parce qu'elle se maintenait au dessus du sol, et qu'elle bougeait, alors qu'il n'y avait que moi... Et cette voix, Yuki...? Mais, étrangement, ça me paraissait normal... J'avais peut-être vu trop de choses bizarre en si peu de temps, j'assimilais ça comme normal, donc. La lanterne semblait me regarder. J'avais ce sentiment...

- ...Hoshiyo.

Ce mot avait sonné à mes oreilles comme une douce mélodie. Que voulait-elle dire par « Hoshiyo »... ? Je sentais sa présence invisible s'effacer, me laissant seule ici, face à cet arbre mort, et cette lanterne, qui lévitait face à moi. Alors j'ai pris la lanterne, dans ma main, la tenant par sa poignée argentée, qui me semblait brûler d'une énergie nouvelle maintenant. Je compris ce qu'elle voulait dire, maintenant...

- Promis, Yuki... Je veillerais sur ce lieu.


[ Première Partie - Don't Post Please ]

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Hoshiyo Kaguya
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MessageSujet: Re: " La neige crissait sous ses pas, magnifique Reine des montagnes sauvages... " [ Terminé ! ]   Ven 2 Jan - 16:09

Je me suis brusquement éveillée en sursaut. Encore ce rêve... Cela faisait plus d'un mois que je faisais toujours le même songe. Et à chaque fois que je prononçais cette phrase, bien qu'elle soit complètement débile, je ne comprenais plus, et je me réveillais, en sueur. Pourtant, j'étais bien à Kumo, calée dans les épaisses couettes qui me tenaient chaud la nuit. Visiblement, le soleil s'était levé, à en croire les minces rayons qui passaient lentement à travers les stores en bambou de ma fenêtre. Il ne faisait pas gris... C'était plutôt une bonne nouvelle. Encore à moitié endormie, je baillais lentement, avant de me diriger vers le lieu le plus important de mon « repaire » : la salle de bain. Le matin, j'avais une tête effroyable. Les cheveux en bataille, les marques de l'édredon sur la joue, bref, c'était vraiment pas terrible. Après m'être accordée une dizaine de minutes pour me réveiller, et me remettre en état, j'ai grignoté quelques biscuits qui trainaient sur la table basse où était posé un bonsaï, et une photo, en noir et blanc. Dessus, il y avait une femme, âgée sans doute d'une trentaine d'années, et une petite fille, qui elle, avait surement une dizaine d'années. Les deux personnes souriaient. La femme, aux cheveux sombres, portait un bandeau de ninja à son cou, rutilant, qui prouvait sa fierté d'appartenir au village de Kumo. Cette photo, c'était bien moi et ma mère, lorsque tout allait bien. Avant que ma mère ne déserte le village... Et soit récupérée par des Oi-Nin. Cela aurait pu très bien me faire plaisir, de retrouver sa mère. Seulement, il aurait fallu qu'elle soit vivante, pour cela. Oui... Elle avait fui le village, sans me donner la raison. Elle m'avait seulement dit de ne pas chercher à la retrouver. Et quelles marques avait-je d'elle désormais ? Une photo. Un toit. Que possédait Kumo d'elle ? Un dossier. Classé dans la catégorie déserteurs. C'est à cause de ça que je n'avais jamais été une fanatique de guerre, de sang, et pourtant, j'en avais fait mon arme, de cette douleur. Quant à moi, jamais je n'ai voulu quitter Kumo. Pourquoi ? Hum... C'est assez difficile à expliquer. Sans doute parce que, comme je n'avais plus personne, je me vouais entièrement à mon village. Je ne souhaitait qu'une chose. Devenir l'une des plus grande ninja de ce monde... Pour prouver que moi aussi, je suis capable de quelque chose, et que malgré que mes parents aient étés Nuke-Nin, moi, j'aurais fait une grande chose. Oui, j'étais une personne qui refusait de se laisser abattre pour si peu. Et je me battrais pour mes convictions, s'il le fallait.

Cette journée débutait extrêmement bien, en tout cas. J'adorais les jours de grand soleil, surtout parce qu'ici, à Kumo No Kuni, il pleuvait beaucoup trop souvent. Il y a des moments, ou j'aimerais vivre à Ho No Sato, le pays qui me fait le plus rêver. Du soleil, des forêts, vertes, resplendissantes, bref, c'était un paysage que j'aimais. Notre village n'était pas allié avec Konoha, mais n'en était éloigné que par de l'eau... Sans doute un jour, je pourrais enfin m'y rendre, qui sait. Je me suis longuement étirée, avant d'attraper mon bandeau sur ma table de chevet, puis de l'accrocher rapidement sur mon épaule droite, avant de filer de chez moi, pour me rendre au bureau du Raikage. Bizarrement, ce matin, je n'avais pas l'intention d'aller dans un de mes lieux préférés de Kumo : les marécages. Pourquoi ces marécages ? Parce que tout simplement, il n'y avait jamais trop de monde, et je pouvais m'entraîner tranquillement. Mes journées entières, je les dépensais de la même manière. Dormir, m'entraîner, manger, m'entraîner, manger, me détendre, manger, dormir. La vie était vraiment belle. J'effectuais régulièrement des missions, également, environ une fois par semaine, histoire de gagner un peu d'argent pour manger, et voir mon niveau face aux situations parfois assez ardues. Et aujourd'hui, je me sentais d'humeur à effectuer une bonne grosse mission, bien chiante et complexe comme je les aimait. Et si en plus il fallait frapper fort et bourriner, c'était vraiment pour moi. J'étais une fille, certes, mais il ne fallait pas vraiment penser que j'étais douce et polie. Je marchais donc tranquillement, en humant les effluves de nourritures qui flottaient dans l'air matinal de mon village natal. Le bureau du Raikage n'était pas vraiment très loin, et j'étais plutôt détendue, ce matin. Mes pas étaient tranquilles, j'avançais plutôt vite, et de toute façon, j'avais largement le temps pour faire mes missions. Après quelques minutes de marche, j'arrivais enfin là ou était installé le Kage de notre village.


- Ohayo, Raikage-Sama.Belle journée, hein ? On en avait pas eu comme ça depuis un moment... Vous auriez une mission pour moi ?

- Oui, le temps est magnifique. J'ai quelque chose qui devrait te convenir parfaitement, tu devrais avoir le niveau, Kira-Chan.


- J'écoute, Raikage-Sama. Quelle est ma mission ?

- Une équipe de Gennin a aperçu un Nuke-Nin de Kumo, non loin des plaines. Étant donné leur niveau, ils n'ont pas pu essayer de l'attaquer, mais tu devrais t'en sortir, non ? Sa description ne correspond pas à un shinobi de rang SS, ni même S. Non pas que je doute de ta puissance, mais ça devrait te suffire. Je te demande simplement de le tuer, c'est tout.

- Bien, Raikage-Sama. Je pars tout de suite.


Un Nuke-Nin de Kumo... De rang A ? C'était plutôt étrange qu'on me confie cette mission, de le tuer... D'habitude, il fallait les ramener vivants, alors pourquoi celui-ci devait il mourir de mes propres mains ? Bah, de toute façon, j'étais bien prête à un combat ardu et difficile, et ce pauvre Nuke-Nin n'avait plus qu'à compter ses doigts, avant de je les taillade lentement, jusqu'à ce que son corps entier soit lacéré par ma puissance, et qu'il me supplie de l'achever. Mon propre sadisme m'effrayait, parfois, mais généralement, je perdais patience avant d'en avoir fini et je l'achevais bien vite. Le plus étrange, dans tout cela, c'était surtout qu'il ne m'avait pas même demandé de ramener son corps. Allait-il me faire suivre pour évaluer mes capacités ? C'était bien dérisoire... Non, je trouvais vraiment cette mission trop étrange. Et il semblait avoir tout préparé pour mon arrivée dans son bureau, également... D'habitude, il fouillait toujours ses papiers, mais là, non. J'étais vraiment sceptique. Enfin, je n'avais pas envie de discuter les ordres, aujourd'hui, j'étais tombée sur une mission qui allait me rapporter pas mal , autant en profiter, dans ce cas. Aussi rapide qu'une brise froide parcourant les plaines rêches de Kumo, je courais vers ma destination, histoire de comprendre cette étrange mission. Il ne me fallut pas plus d'une dizaine de minutes pour arriver au lieu que m'avais indiqué le Kage. Bon, déjà, premier problème. Les plaines étaient très vastes. Ou avaient ils bien pu croiser ce Nuke-Nin... ? J'ai réfléchit un instant. Des Gennins... Donc ils n'avaient pas du avancer très loin, s'ils avaient eu le temps de rentrer vite. Il devait donc être dans la partie la plus proche de Kumo. Et même s'il avait bougé entretemps... Je me suis accroupie en fixant la terre fade, et les quelques brins d'herbe rase. Après quelques minutes passées dans cette position, une tâche sombre, de forme humanoïde, apparut à mes yeux, bien plus loin de moi, face aux montagnes.

* Gagné. Toi, t'es fais comme un rat. *


Dernière édition par Hoshiyo Kaguya le Ven 2 Jan - 16:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " La neige crissait sous ses pas, magnifique Reine des montagnes sauvages... " [ Terminé ! ]   Ven 2 Jan - 16:15

J'ai bondis rapidement, courant vers lui rapidement, en produisant des sortes de petites tempêtes de terre derrière mon passage. Je n'avais pas l'intention d'être discrète, plutôt d'agir vite. La discrétion, sur une surface plate de plusieurs kilomètres, de couleur pâle, c'était une chose inconnue. Je sentais le souffle du vent sur mon visage, et mes cheveux blancs flottaient doucement, tandis que je me rapprochais de lui. Il m'avait vu, je le savait. La silhouette s'est retournée vers moi, et m'a fixée, d'un long regard froid. Ces yeux... Bleus givrés. Comme moi. A une distance raisonnable de lui, je me suis arrêtée. Son bandeau était rayé, et c'était bien le symbole de Kumo. Bingo, j'avais encore gagné. Il ne me restait plus qu'à l'écraser et...

- Alors comme ça, Kumo m'envoie d'abord des mioches, puis une simple gamine pour m'attraper ? Et bien... Ce village est vraiment dans un état misérable, à ce que je vois.

- Une gamine !? Tu vas regretter c'que t'as dis...


Étrangement, le type n'avait pas l'air inquiet. Il semblait plutôt qu'il était songeur. Comme si un détail avait attiré son attention... Mes mains se sont jointes rapidement, et j'ai commencé à effectuer les signes nécessaires à mon Jutsu.

- FUTON, DAITOPPA !

Une immense vague de vent violent sortit de ma bouche entrouverte, filant sur le Nuke-Nin, qui perdit son air rêveur, et qui tenta d'esquiver. Dommage que les attaques de ce type d'affinité soient très ardues à éviter, tant leur rayon d'action était vaste. Un cri de douleur retentit, se perdant sur toute la surface des plaines, et résonna également dans les sous-bois de la forêt sombre qui bordait Kumo. Ses habits étaient déchirés, et il roula rapidement dans le sable avant de se relever rapidement, grimaçant. J'avais saisi mes Kunaïs, et je les tenaient dans ma main, prête à les lancer, mais il n'attaquait pas. L'attaque ne pouvait pas l'avoir eu, pas si peu... Ou alors, il était vraiment faible. Moi, je n'ai pas attendu. Soudainement, je me suis élancée vers lui, en jetant mes Kunaïs dans sa direction, et en un bond fulgurant, j'attrapais un autre Kunaï avant de retomber face à lui. Quelques uns de mes Kunaïs étaient plantés dans le sol, d'autres dans sa chair. J'étais collée à lui, la lame de mon Kunai contre sa poitrine. Un seul coup, et c'était terminé pour lui... J'aurais agi, si je n'avais pas senti une autre lame exactement au même endroit, mais face à moi.

- Alors, Hoshiyo.. ? Tu fais quoi, maintenant ? Tu m'écoutes, ou tu crèves ?

- Hein... ? Tu connais... Mon prénom ? ( A Kumo, tout le monde m'appelait Kira, car je n'aimait pas donner mon vrai prénom, Hoshiyo. )

- Et oui. Je suis la seule personne à le connaître, mis à part toi. L'autre qui le connaissait... Est morte.

- Non... C'est impossible... ( Un frisson glacial me prit soudainement. J'avais peur d'avoir compris. )

- Si, Hoshiyo. C'est moi... Ton père.

- Non, tais toi ! Tu ne peux pas être mon père ! Il est... Il est mort, et tu n'es qu'un pauvre menteur !

Et pourtant... Jamais je n'avais été aussi peu sure de ce que j'affirmais. On n'avait jamais retrouvé le corps de mon père... Ni décrété qu'il était mort, d'ailleurs... Et seul lui connaissait mon vrai prénom, avec ma mère, qui était décédée. Je sentais des larmes couler le long de mes joues. C'était simplement impossible...

- T'es décidée à m'écouter ? ( Je n'ai pas répondu. J'étais vraiment sous le choc. Après tant d'années... je le retrouvais, nous étions face à face, et le premier qui bougeait était mort. ) Ta mère... N'est que le fruit d'une expérience. Orochimaru, tu devrais le connaître, tant son nom a été prononcé. Je vais te la conter, sa petite expérience... Kimimaro Kaguya, en ce temps là, était malade. Kimimaro, c'était le dernier survivant du Clan Kaguya, qui avait été décimé par une lourde maladie génétique. Orochimaru, lui, avait bien perçu sa puissance. Il savait aussi que Kimimaro ne serait pas éternel, et, à l'aide de Kabuto, un de ses acolytes, il a prélevé quelques cellules de Kimimaro. Il ne lui a suffit que d'enlever ta mère, qui était enceinte de toi à cette époque, puis de transférer la cellule à ta mère. Justement, Tsume-Chan, ta chère Mère, n'a jamais montré la moindre marque d'appartenance à ce Clan décimé. En revanche, toi...

Il approcha ses doigts de mon front, et toucha les deux marques rouges que je cachait sous ma mèche de cheveux blanche. Il était brûlant... J'ai soudainement réalisé que sa lame s'enfonçait lentement dans ma chair. D'un coup, je fit de même. Avec un peu moins de douceur.

- Saloperie... Tu racontes n'importe quoi pour pouvoir me tuer...

Il émit un petit couinement en sentant la lame rentrer dans sa peau, tandis que je me reculais rapidement, en retirant son Kunai. Bordel, ça faisait mal... Enfin, j'étais en moins sale état que lui. Il allait crever. Ses yeux devenaient plus ternes, déjà, ils perdaient leur lumière, et ses mouvements étaient lents. Il souffrait. Je n'avais que faire de lui... Qu'il m'aie menti ou non... Je me suis ébrouée. Non, il avait menti, aucun doute là-dessus... Je ne pouvais pas être une expérience moi aussi, une fille qui avait un Clan, et ses dons héréditaires, alors qu'ils étaient tous morts... J'avais trop mal. Il avait bien placé son coup, ce type, heureusement qu'il n'avait pas trop enfoncé l'arme... Ma tête tournait. Mes yeux se sont clos, et j'ai simplement senti l'herbe rase contre la peau de mon visage, avant de perdre connaissance.

Je me suis réveillée d'un coup. Une lumière blafarde m'aveuglait complètement. J'entendais des gens s'agiter autour de moi. Deux, trois, peut-être quatre personnes... ? Mes sens étaient complètement brouillés. Déjà, j'étais sur un matelas. Ou un lit. Il y avait des draps, que j'ai d'ailleurs attrapés, avant de me couvrir le visage, les yeux ouverts, pour diminuer la lumière et me calmer. Après quelques minutes, j'ai retiré les tissus. C'était déjà mieux... J'étais... A l'hôpital de Kumo ? Je comprenais un peu mieux... J'avais du m'évanouir après le combat, à cause de son coup. J'enrageais. Comment, en un simple coup, avait-il pu me mettre dans un si sale état ? Et puis de toute façon, j'étais en super forme, je me sentais presque prête à faire huit fois le tour de Kumo en sautant à cloche pied avec des poids aux chevilles et un membre du Clan Akichimi sur le dos ! Même deux Akichimi ! Bon, non, c'était vrai, je pétais pas la forme. Mais quand même... J'ai demandé aux ninjas médecins ce que je fichais ici. Après avoir écouté leur réponse, j'ai réalisé que j'avais bien raison. Le coup qu'il m'avait fichu aurait pu être très grave s'il avait poussé la lame un peu plus dans ma chair... Cela faisait deux jours que j'étais inconsciente. Deux jours pour ça... Les deux ninjas médecins de Kumo m'apprirent également une triste nouvelle. Le Kage du Village avait été foudroyé par une maladie mortelle, et s'était éteins il y a quelques heures. Je me suis enfouie dans les draps, puis j'ai sombré à nouveau dans le sommeil, en essayant de ne pas songer à l'avenir de mon Village dans ces heures sombres.

[ Histoire terminée, reste le Test RPG ]
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Hoshiyo Kaguya
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MessageSujet: Test RPG.   Ven 2 Jan - 16:37

La Shinobi de Kumo était assise au bord de l'immense falaise qui offrait une puissance considérable au village d'Iwa, l'empêchant de subir un grand nombre d'attaques, et le cachant particulièrement bien. Dommage que le village en lui même ai l'air d'avoir été abandonné, de s'être presque auto-détruit. A vrai dire, plus elle redécouvrait ce monde, plus il lui semblait être livré à lui même, rongé par un acide invisible, qui le brulait de l'intérieur. Triste apparence. Elle n'espérait qu'une chose, c'était de se tromper dans son interprétation. Malheureusement, elle se trompait rarement. La jeune fille passa une main dans ses cheveux, dont nombreuses mèches tiraient déjà au gris. Ce retour des moins banal avait laissé des marques, et elle était consciente que les plus grandes, les marques les plus béantes n'étaient pas encore visibles, mais le seraient bientôt. Et bientôt, dans un monde où elle ne percevait pas le temps qui s'écoulait, cela pouvait signifier dans très peu de temps, comme dans très longtemps. La jeune fille avait tellement changé, depuis ce tragique incident... Elle avait souffert. La souffrance, la douleur, la peur, tout cela l'avait rendue unique. Est-ce-qu'une seule personne en ce monde était capable de se rendre compte de ce qu'elle éprouvait ? Quelqu'un autre que son deuxième être... Non, personne, sûrement. Grand nombre se jugeait probablement trahis par le "destin" où disaient avoir trop souffert, mais en disant ces mots, ils ne peuvent s'imaginer leur erreur. Le destin n'existe pas. Chacun est son propre maître, personne ne peut décider pour soi. Ceux qui l'avaient compris étaient forts. Ceux qui refusaient de l'admettre étaient faibles. Mais la jeune fille n'avait rien à dire sur la vie. Elle était plus proche de la mort que n'importe qui, et n'avait pas à juger l'existence. Elle n'avait pas à juger les autres. Son deuxième être s'en chargeait déjà pour elle. Une sombre mélodie retentissait à ses oreilles. Pourtant, personne ne jouait de musique près d'elle, ni même loin d'elle, et de toute façon, personne ne serait capable de jouer un tel délice pour les oreilles. Délice atroce, d'ailleurs, et elle en connaissait la signification. Peut-être n'avait-elle pas encore perdu la notion du temps, si elle pouvait dire qu'elle savait ce que signifiait ce son, venu droit du centre de la terre, et que seule elle pouvait entendre. N'importe qui de normal qui aurait entendu ces étranges morceaux ténébreux et mélodieux, en en connaissant la signification, refuserait encore et encore de l'entendre. Il fallait s'accepter, quoi que l'on devienne. Et en l'occurrence, envisager une existence telle, ne faisait absolument pas peur à la petite fille, si du moins, on pouvait dire qu'il s'agissait d'une petite fille, car mentalement, elle avait presque cent ans derrière elle. Un siècle passé dans un profond sommeil, enterrée dans le passé, perdue entre deux dimensions. Les séquelles étaient là. Et les plus grosses se marquaient également. Hoshiyo releva la tête, pour observer le pays entier depuis ce point de vue imprenable. Son regard s'attardait partout, Hoshiyo sachant bien qu'une occasion pareille avant de faire ses adieux à cette vue était à prendre absolument. Peut-être qu'elle serait nostalgique, à l'idée de devoir abandonner tout ceci, mais il lui resterait toujours une chose dont elle ne pouvait se passer. Son deuxième être. Leur relation bizarre, incompréhensible aux yeux des humains les plus normaux, et impossible pour les gens rationnels, était. Et être est une chose dont il faut prendre le plus grand soin.

La Kunoichi était donc dans les terres du village caché d'Iwa, un endroit sombre, rocheux, tortueux, qui lui remémorait ce lieu si lugubre dans lequel elle avait erré si longtemps. Iwa... Ce village méritait un meilleur avenir que celui dans lequel il sombrait. Si seulement les habitants du village étaient conscient de l'ombre qui s'accumulait ici... Mais non. De toute façon, dans ce monde, la seule chose qu'ils aimaient, c'était se battre. Sans objectif, sans but précis. Certains se vantaient d'avoir quelqu'un à venger, où encore un rêve, mais tout ceux qui affirmait cela n'étaient que des prétentieux, avides de gloire et de succès. Devenir des légendes... Cette pensée arracha un soupir de dédain à Hoshiyo. Elle était resté gravée dans les mémoires. Et avait trop souffert à cause de cela. Une vie inconnu de tous était préférable à une mort populaire. La demoiselle sentit une goutte d'eau froide pénétrer dans son kimono noir trop large pour elle, mais ne fut pas étonnée. Il pleuvait souvent, ici. Généralement, on évitait aussi cette enfant au regard étrange, son kimono rappelant beaucoup celui de l'Akatsuki. Parfois, on croyait qu'elle faisait partie de ce groupe criminel. Absurdes paroles. S'ils possédaient une once d'intelligence, ils auraient bien vu, tout simplement, que son kimono était entièrement noir, et était destiné à une femme. Il restait peu de personnes intelligentes, et c'était un pur gâchis. La pluie se faisait plus dense, à présent, résonnant à ses oreilles comme ce son qui continuait, continuait éternellement, se faisait lui aussi plus distinct. Pas encore... Hoshiyo voulait encore profiter de ce qu'elle était, rester encore quelques millénaires cette gamine aux yeux d'émeraude, et à l'air si enfantin... Profiter, ce qui ne signifiait pas qu'elle ne voulait pas avancer. Il était nécessaire pour elle de franchir ce pas. C'était une obligation, comme un obstacle, qui met la pression, terrifie, et que l'on doit franchir, pour se découvrir, pour exister vraiment. L'heure fatidique approchait. La jeune ninja n'était pas triste qu'Ieros ne soit pas en sa compagnie, en cet instant. Elle aurait encore souffert, même si elle était très proche de lui. Elle devait franchir ce gouffre béant, prêt à la happer, seule. Sans aucune aide, sans le moindre soutien, elle l'avait très bien compris. Déjà, devant elle, la pluie tombait à grosses gouttes, noyant tout le pays des larmes du ciel. Combien pleuraient, en cette heure sombre ? Combien mourraient en cette heure sombre ? Même la Shinobi de Kumo n'avait pas réponse à sa propre question, et n'avait pas vraiment envie de savoir le résultat. Ce temps la plongeait dans une profonde nostalgie, et la rendait pensive. Près d'elle, s'était formée une petite flaque. Pas étonnant, avec tout ce qui tombait... Elle approcha son visage de la flaque, pour s'observer un instant, regarder ses traits encore une dernière fois. Les cheveux de l'enfant n'avaient pas trop perdu leur blond, même si certaines mèches avaient viré au gris argent. Et ses yeux, elle avait ce sentiment d'une perpétuelle évolution, comme si elle pouvait lire dans l'avenir comme elle pouvait voir ses yeux. Il s'agissait de la dernière fois qu'elle se voyait ainsi, savait qu'elle ne regretterait pas de ne plus pouvoir se regarder elle même. Elle écoutait le son de la pluie, et remarqua que la mélodie ne retentissait plus. L'heure était venue, désormais.

" GoodBye... "

Elle avait prit sa décision. Il était temps d'y aller. Une dernière fois, elle observa ce paysage sous la pluie, paysage qu'elle ne reverrait jamais. La mélancolie ne devait pas s'emparer d'elle. Elle changea d'angle de vue, pour regarder vers l'abîme proche d'elle. C'était ici que tout se jouerait. Elle respira un moment, puis se leva enfin, ayant profité trop longtemps de ses choses que l'on pense acquises, et pourtant, qui nous désespèrent presque, dès qu'on ne les possède plus. Hoshiyo savait où elle devait se rendre. Tout était écrit, désormais. Elle se dirigea donc, lentement, vers une sorte de creux, creusé entre la roche, suite au craquement d'une falaise, qui s'était divisée, et formait comme un chemin, dirigé par la brume qui l'enveloppait. Sinistre lieu. Personne ne s'y était jamais rendu, les adultes étant trop grands pour y pénétrer, les enfants trop peureux pour le faire également. Il n'y avait qu'elle pour le faire. La petite fille s'approcha donc de cet endroit, entre deux falaises. Elle fit timidement un pas à l'intérieur. Le sol était rocailleux, mais pas glissant, malgré la pluie. Elle avança donc lentement, comme hypnotisée, par cet éclat, qui brillait à travers la brume, vers le fond qui semblait infini de ce chemin. Quoi de plus inquiétant que de marcher, dans un lieu où l'on arrive à peine à tenir debout, face à face avec une mystérieuse lumière semblant vouloir vous happer... ? Et pourtant, elle n'avait pas peur, elle savait ce qui se trouvait derrière ce mur de brume. Combien de mystère réunis se trouvaient en elle ? Une infinité. Combien de mystères qui résidaient en elle étaient connus par une seule âme encore en vie ? Un seul. Un mystère qui échappait à la petite elle même. Le hasard est une chose profondément complexe, quand personne n'est capable de l'influencer. Elle avait froid, dans ce kimono de soie, à cause de cette pluie qui tombait si lourdement du ciel. Mais elle n'avait pas le choix, il en avait été conclu avec. Et pour l'enjeu représenté en ce pacte, la pluie n'était qu'un simple rien, un détail parmi l'avenir. Une nouvelle musique retentissait à ses oreilles. Elle approchait, maintenant, elle approchait de ce lieu... Elle avait rencontre avec elle même, rencontre avec son âme. L'éclat était de plus en plus vif, à présent, et pourtant, ce couloir à ciel ouvert dans la roche semblait s'éterniser. Non, elle n'abandonnerait pas. Au moment où ses sourcils se froncèrent, et que sa détermination à y arriver était à son apogée, enfin, le bout de ce tunnel sans fin apparut. Quel était ce lieu ? C'était... incroyable. On aurait dit la mort elle-même. Une salle immense. Formée en demi cercle, il s'agissait plutôt d'une sorte de grotte, mais, l'on voyait le ciel. Et pourtant, la pluie ne tombait pas à l'intérieur. Était-elle enfin là où fallait ? Oui, aucun doute, c'était bien là. Son instinct lui soufflait des instructions étranges, mais elle ne s'écoutait pas elle même pour l'instant, trop impressionnée par ce lieu des plus magnifiques. Les parois rocheuses étaient d'un blanc immaculé, aux reflets argentés et bleus. Face à elle était un miroir. Un immense miroir, qui prenait la paroi entière. Elle s'y voyait. Était-ce vraiment elle ? Oui. Était-ce vraiment son corps qu'elle voyait ? Non. Sur les deux parois arrondies, de l'eau suintait doucement. Hoshiyo n'entendait aucun son aux alentours, pas même l'eau ruisselante du couloir brumeux. Jamais elle n'avait pénétré en un lieu aussi étrange, qui lui donnait une impression bizarre.

Elle s'avança un peu dans la pièce. Il restait de la brume, mais très peu, et conférait encore plus à cet endroit un sentiment inquiétant. Il n'y avait personne dans cette salle... Et pourtant, ce sentiment persistait, résistait à son esprit... Plus proche du miroir, elle s'avança encore de lui, pour s'observer dedans. C'était un reflet exact d'elle même, et pourtant... Il semblait autre qu'elle. On aurait dit... Qu'il s'agissait d'un troisième être. Non, impossible. Il n'y avait que... Il y avait sûrement quelque chose qui lui échappait. Impossible pour l'instant... Mais dans un futur, qu'elle ressentait très proche, il y aurait un troisième être. Incroyable... Du bout de ses doigts d'enfant, elle toucha la surface du miroir. Il avait tout d'un miroir normal. Elle tapota doucement dessus, rien ne se produisit. La jeune fille avança son visage, et s'examina quelques instants. Ses traits étaient fatigués, las. Bizarre, vraiment bizarre. Elle se détourna alors du miroir, pour aller inspecter l'eau qui suintait. Pas d'odeur désagréable comme l'eau moisie où polluée... Non, elle était pure. Et elle semblait couler depuis le haut des parois, se divisant en de multiples petites branches qui parcouraient les murs. Un maléfice planait sur cette salle, où quoi ? Hoshiyo, qui ne connaissait pas la haine, depuis que son deuxième être était, connaissait la peur, lorsqu'elle était vraiment elle même dans son esprit. Et là, elle se sentait comme mise à nu, comme si on lisait en elle, au plus profond d'elle même pour déceler tout ses secrets, son passé. Elle ne se souvenait pas d'avoir conclu dans le pacte qu'elle devait se rendre en un lieu comme celui-là. " Un double lieu comme ton âme partagée, d'où tu n'en sortira qu'une fois révélée... ". Dit dans des conditions pareilles, cela prenait une toute autre dimension. C'était comme cela. Elle avait accepté, elle ne faillirait pas à ses paroles. " Quoi qu'il en soit, je t'ai déjà dis que j'accepterais les conséquences. Et je les connait. ". Oui, elle était toujours fidèle à ses paroles, et ne mentait jamais, sauf par omission. Plutôt inquiète, elle regarda vers le couloir de brume. Mais, justement, cette brume avait changé de couleur. Lentement, elle s'assombrissait, comme la salle. C'était très lent, et pourtant, le ciel devenait noir. Après la clarté éblouissante qui avait régné, l'ombre reprenait le dessus. Le noir, elle avait été plongée dedans trop longtemps. Elle ne voulait plus le revoir, pas si tôt, et pourtant, elle n'avait pas le choix. On voyait mal dans la pièce, maintenant, mais on distinguait très bien les parois. Et le miroir. Le miroir... La Shinobi de Kumo revint vers lui à nouveau. Quelque chose avait changé. Pas seulement dans le paysage, dans ce miroir lui même... Un détail frappant glaça soudainement le sang de la jeune fille. Que... Son reflet... Se recouvrait lentement de sang. Réflexe, elle passa une main sur son visage, d'où coulait déjà le liquide rouge vif, qui avait fait tourner de l'œil une multitude de personnes. Non, elle ne saignait pas. Mais son reflet... Il était plein de sang. Un désagréable bruit de succion retentissait, infime, mais angoissant. Et ce bruit venait bien de quelque part. Les murs se recouvraient de sang, eux aussi. Inconcevable... Dans quel piège était-elle tombée !? La jeune fille recula d'un pas, défiant son reflet, morte de peur au fond d'elle même. Les murs se couvraient vraiment de sang, à la place de l'eau qui suintait... Le sol, également. Elle avait l'impression que le miroir s'approchait d'elle, et pourtant, quelque chose l'empêchait de bouger. Elle ne faisait pas un mouvement. Son reflet s'effaça dans toute la mer de sang qui l'entourait. Une sorte d'onde de terreur s'empara de Hoshiyo, qui hurla soudainement, et se recroquevilla sur elle même avant de tomber par terre. La même seconde, le miroir explosait.

[ Et voilà, fiche... *Roulements de tambours* Terminée ! Si ça suffit pas, je peux rallonger, il n'y a aucun problème n.n J'ai juste un peu la haine pour le moment, avec ce PC pourri qui laggue comme c'est pas permis x3 ]
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Tenketsu Hyûuga
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MessageSujet: Re: " La neige crissait sous ses pas, magnifique Reine des montagnes sauvages... " [ Terminé ! ]   Ven 2 Jan - 17:33

Ps suffisant tu dis TT tu te fous de notr geule la moi je dit un grand VALIDé!
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Rika Uchiha
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MessageSujet: Re: " La neige crissait sous ses pas, magnifique Reine des montagnes sauvages... " [ Terminé ! ]   Ven 2 Jan - 17:50

Bienvenue !
Validé !
Moi je dirais Raikage !

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Sasuke Uchiha
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MessageSujet: Re: " La neige crissait sous ses pas, magnifique Reine des montagnes sauvages... " [ Terminé ! ]   Ven 2 Jan - 21:18

Ten ce n'est pas ton taff,la prochaine fois,je te collerai un averto ! (Rika n'était pas absente,arrête de faire le travail des autres,j'ai clairement défini la fonction de chacun !)

Bienvenue,vu ton RP,tu es acceptée entant que Kaguya (c'est ce qui m'importe le plus,car le grade,j't'aurais donné facilement Raikage sans test rp) mais tu seras la seule Kaguya inventée (et la seconde Kaguya existante) ^^

Sur ce bon RP parmi nous

_________________

Le premier mec qui s'ra à Taka ... CREVERA lolilol ^^

Narration/"Paroles"/*Pensées*
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